Passionné de pizza et ayant suivi des cours de cuisine, vous aspirez à ouvrir un commerce mobile proposant ce type de plat. Vous avez dans ce cas besoin d’un camion pour aller à la rencontre de vos clients. Quelques erreurs concernant le choix de ce véhicule peuvent vous coûter cher et entraîner même votre immobilisation. Une mauvaise localisation, la négligence des règles d’hygiène à appliquer, un concept indifférencié, la sous-estimation du budget réellement nécessaire et du seuil de rentabilité sont des erreurs à éviter. Pour veiller à ce que ces fautes ne se produisent pas, découvrez-les un à un ainsi que les réflexes pour les éviter.
Erreur 1. Choisir son emplacement à l’instinct
L’un des pièges courants dans lequel tombent certains pizzaïolos itinérants, c’est de s’implanter dans une zone où il semble y avoir beaucoup de passants. Ils sous-estiment :
- Le flux de passage : c’est-à-dire le nombre réel de personnes qui circulent devant le camion à pizza durant ses heures d’ouverture.
- La saisonnalité : le changement de fréquentation d’un endroit selon les périodes de l’année. Par exemple, un secteur touristique peut être vide en hiver et rempli pendant les vacances scolaires.
- La météo : qui influence aussi la rentabilité du food truck, car les consommateurs ne vont pas s’y arrêter en cas de mauvais temps.
Donc, si vous pensez démarrer un projet de pizzeria ambulante, anticipez ces 3 facteurs. Il vaut mieux tester plusieurs spots avant de vous fixer. Visez en priorité les marchés, par exemple le parking d’un centre commercial ou d’un supermarché, ensuite les alentours des entreprises et des universités durant les pauses déjeuner, puis les abords des quartiers résidentiels le soir. Bien évidemment, vous n’avez pas le droit de stationner sur ces places sans avoir le document requis. Pour un domaine public, il vous faut une autorisation d’occupation temporaire. Pour un espace privé, négociez et signez une convention avec le propriétaire.
Erreur 2. Sous-estimer le budget et le seuil de rentabilité
Vous pouvez faire l’erreur de ne calculer que le prix du camion lorsque vous mettez en place votre projet. Or, il vous faut bien plus que cette somme, car les ingrédients, l’assurance, les ustensiles, le carburant, les démarches pour demander la carte de commerçant ambulant, les publicités et la communication pour vous faire connaître sont encore à prendre en compte. N’oubliez pas non plus la trésorerie de démarrage, car c’est crucial pour tenir durant vos premiers mois de service, quand votre chiffre d’affaires remonte encore la pente.
De ce fait, pour que vous ne vous retrouviez pas avec un manque financier, avant de gagner des clients, composez un prévisionnel chiffré sérieux, évaluez votre point mort. Quel volume de pizzas faut-il écouler par jour pour atteindre le seuil de rentabilité ? Si ce chiffre semble hors de portée compte tenu de votre emplacement, ajustez votre tarification ou repensez votre modèle économique en amont du lancement, plutôt qu’une fois engagé.
Erreur 3. Bâcler le choix du camion et de son fabricant
Cette étape peut entraîner votre perte si vous ne faites pas attention.
D’abord, vous pouvez opter pour un camion, par exemple celui d’occasion, seulement parce qu’il est moins cher. Dans ce cas, il est fort probable que vous tombiez sur un modèle avec beaucoup de kilométrage ou qui n’a pas été bien entretenu.
Puis, si vous ne tenez pas compte de la dimension du four, vous risquez de ne pas honorer les commandes de vos consommateurs en plein rush.
Ensuite, en bâclant le choix du camion, vous risquez aussi de dépasser le PTAC ou poids total autorisé en charge lorsque vous décidez d’ajouter ou de changer certains équipements. Ce dépassement de PTAC entraîne des sanctions.
Si vous négligez de vérifier l’homologation VASP du camion, pire si vous ne la détenez pas du tout, vous ne passerez pas au contrôle technique, ne serez pas couvert par l’assurance en cas de souci, pourrez être mis à l’arrêt et payer des amendes.
Enfin, si vous ne faites pas attention au choix du fabricant, vous pourrez tomber sur un constructeur exigeant un paiement intégral du véhicule à la commande, sans aucune garantie.
Pour éviter ces déconvenues, le mieux, c’est de miser sur la création d’un food truck à pizza neuf pour bénéficier d’un aménagement sur mesure, d’un véhicule en bon état, d’équipements fonctionnels et correspondant à votre rythme de productivité. En privilégiant un atelier spécialisé, vous obtenez un camion clé en main, homologué et certifié gaz. Avec un fabricant sérieux, à l’exemple de Les Magasins de la Route, vos besoins seront étudiés, vos appareils à la dimension correcte. Le coût de départ de cette solution est certes plus élevé, mais c’est une tranquillité qui n’a pas de prix quand votre activité en dépend.
Erreur 4. Négliger les obligations légales et l’hygiène
Vous pouvez être pressé de vous retrouver sur le marché et ainsi zapper la paperasse. Pourtant, exercer sans carte de commerçant ambulant, sans autorisations de stationnement, sans formation HACCP ou sans assurance professionnelle vous expose à des sanctions. Pire, vous risquez la fermeture, même avec un seul contrôle.
Puisqu’il est impératif de ne surtout pas négliger l’hygiène quand vous manipulez des denrées alimentaires au quotidien, suivez des cours s’y rapportant. Obtenez tous les documents nécessaires avant votre ouverture. Déclarez votre activité auprès de la DDPP. Vous démarrerez ainsi votre business avec l’esprit léger.
Erreur 5. Lancer un concept qui ne vous démarque pas des autres
On peut trouver de la pizza partout : auprès des restaurants, des snacks, des pizzerias, des supermarchés, des distributeurs automatiques. On peut même se faire livrer ce plat chez soi. Donc, la concurrence est rude. Si vous vous plongez dans le marché sans aucun positionnement, vous allez vous y noyer.
Heureusement que les amateurs de cette spécialité sont nombreux, et ils reviendront auprès de vous s’ils apprécient un petit plus qui vous différencie des autres. C’est pourquoi, trouvez un angle net, par exemple élaborer votre pâte avec une farine spéciale et une longue maturation, utiliser des ingrédients frais et locaux, proposer une recette signature. Aussi, soignez votre identité visuelle pour que votre camion attire et donne envie de s’y arrêter avant même de sentir l’odeur de vos pizzas.
Bien s’entourer pour démarrer sur de bonnes bases
Le point commun des 5 erreurs citées plus haut, c’est que vous pouvez toutes les éviter. Il vous suffit de bien vous préparer. Comme vous l’avez vu, le choix du food truck est crucial, car il conditionne tout le reste. S’il est bien aménagé, avec les dimensions convenables et les équipements utiles, et parfaitement conforme, vous ne tomberez pas dans la majorité des pièges évoqués.
Pour trouver un fabricant fiable à qui le confier, comparez quelques devis, posez des questions, demandez à voir des réalisations, exigez les certifications. Un partenaire digne de confiance maîtrise l’aménagement, l’homologation et le SAV. Il ne vous livre pas seulement un camion. Il vous fournit le bon outil avec lequel vous pouvez réussir votre projet et vous établir sur la durée dans votre secteur.

