Cette question apparait parfois au détour d’un magazine féminin (féministe?). Une interrogation qui replace la galanterie dans un rapport hiérarchique de l’homme par rapport à la femme. Pour certaines, le respect dont témoignent ces messieurs à leur égard n’est rien d’autre qu’une façon délicate de leur rappeler leur rang.
Le baisemain et autres témoignages de galanterie masculine ne seraient donc qu’un prétexte pour asseoir la suprématie de l’homme… Un héritage d’une époque où ce dernier se devait de subvenir aux besoins du ménage pendant que Madame se cantonnait à s’occuper de son intérieur.
Cette lecture « historique » de la galanterie pourrait suggérer la volonté des hommes de figer le temps, en même temps que les rapports hommes-femmes. Un status-Quo qui laisserait le champs libre aux hommes dans leur quête de pouvoir, et accessoirement la fin de l’espoir de parité dans le monde professionnel…
Une analyse qui ne tient qu’à condition d’être soi-même bloqué dans une perception obsolète de la galanterie. Celle-ci a évolué avec les moeurs, s’est adaptée à l’émancipation de la femme. Aujourd’hui, la galanterie est simplement le témoignage d’une relation respectueuse et réciproque.
En cela, la galanterie traduit l’intelligence d’une relation courtoise entre deux êtres de sexe opposé. Entre deux personnes partageant les mêmes chromosomes, on parlera de bonnes manières et d’éducation tout simplement.
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